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Famille

Les ados face aux écrans


Ce dossier rassemble les articles publiés dans « La Grande Conversation du week-end » du samedi 16 octobre 2021, avec des contributions des rubriques Éducation et Santé.


Instagram pèse-t-il sur l’estime de soi des jeunes ? Après les révélations de la presse américaine sur des études internes à Facebook, le groupe a suspendu fin septembre le développement de son projet « Instagram Kids » et vient de créer une fonctionnalité pour inciter les adolescents à faire des pauses dans leur consultation de l’application.

Dans tous les cas, voilà qui relance les débats sur la place croissante des écrans dans la vie quotidienne, d’autant que les périodes de confinement ont brouillé les frontières entre usages éducatifs et usages récréatifs, comme le rappellent Kathryn Maccallum et Cheryl Brown (University of Canterbury). Convaincues que les outils ne sont ni bons ni mauvais en soi mais que tout l’enjeu est de réfléchir aux finalités qu’on veut leur donner, les chercheuses incitent les éducateurs à initier avec les jeunes le dialogue sur leurs activités en ligne. Marie Danet (Université de Lille) nous explique comment se développent des références numériques communes, tandis qu’Élodie Gentina (Iéseg School of management) revient sur la créativité possible sur des plates-formes comme YouTube.

Enfin, alors que les images trop parfaites – et irréalistes – qui circulent à la vitesse grand V sur les réseaux sociaux peuvent générer des troubles, comme le montrent les recherches de Valentin Flaudias (Université Clermont-Auvergne), Gemma Sharp (Monash University) et ses collègues présentent quelques points de repère pour aider les adolescents à prendre du recul.

Les parents peuvent discuter avec leurs enfants des filtres, de la retouche des images et des vidéos que l’on trouve en ligne.
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Face aux photos retouchées d’influenceurs qui collectionnent les « like » sur les réseaux, les adolescents peuvent développer une mauvaise image d’eux-mêmes. Comment ouvrir la discussion en famille ?

Les réseaux sociaux accordent une grande importance à l’image du corps, en particulier s’il est mince et musclé.
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Sur les médias sociaux, l’apparence physique prime, y compris quand les messages incitent à se sentir bien dans son corps. Ce qui favorise les troubles alimentaires chez certains utilisateurs.

YouTube, comme d’autres réseaux sociaux, fournit à l’adolescent la possibilité de sculpter l’impression voulue, avec l’objectif « d’avoir l’air cool ».
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Si les plates-formes de vidéo courtes comme TikTok ont le vent en poupe, les adolescents sont encore très présents sur YouTube qui leur permet d’expérimenter différentes présentations de soi.

Au fil des âges, les supports utilisés évoluent et le temps passé devant tel ou tel type d’écran varie.
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Si la consultation intempestive de smartphones interfère avec les échanges en famille, le numérique permet aussi de se construire des références communes. Quelques pistes pour mieux penser son usage.

Dans de nombreux cas, les effets négatifs sont dus à l’utilisation passive de l’écran.
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Un outil n’est jamais mauvais ou bon en soi, tout dépend des usages qu’on en fait. Quelques réflexions alors que la pandémie a brouillé les frontières entre les temps d’écran récréatifs et éducatifs.



Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons.

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