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Violences conjugales : comment protéger ses enfants ?

Les violences conjugales sont un fléau pour de nombreuses personnes. Si dans la plupart des cas recensés ce sont les femmes qui en sont victimes, elles peuvent aussi toucher les hommes. Pouvant être physiques, psychologiques, morales, sexuelles ou encore économiques, d’autres personnes concernées par les violences entre partenaires sont les enfants. Témoins et/ou victimes, les séquelles chez ces derniers sont généralement plus graves qu’on ne le pense. Les protéger est de ce fait essentiel. Comment y parvenir ? Voici quelques pistes de solutions. 

Dénoncer les violences conjugales et obtenir une ordonnance de protection 

Qu’ils soient victimes ou témoins, les violences conjugales ont un impact sur les enfants. Les blessures peuvent être physiques, mais aussi émotionnelles. Un enfant témoin des actes de violences sur l’un quelconque de ses parents pourrait produire le même schéma, ce qui est assez déplorable.

Oser briser le silence et dénoncer les violences que vous subissez le plus tôt est la première chose à faire pour protéger vos enfants. L’idéal est de se tourner vers un avocat spécialisé en droit de la famille à l’instar de Maître Amirian.

En effet, pour ce type de situation un avocat spécialisé est plus à même de vous écouter, et sur la base des informations fournies de vous orienter. Dans la plupart des cas le conseil qui est donné aux victimes mariées c’est de saisir le juge aux affaires familiales compétent afin d’obtenir une ordonnance de protection. Elle consiste notamment à interdire au partenaire d’accéder au domicile et d’entrer en contact avec la victime et les enfants, de vous attribuer à titre exclusif la jouissance du domicile et de se prononcer sur différentes mesures relatives aux enfants. 

Il faut savoir qu’avant d’initier une telle procédure vous devez avoir constitué un solide dossier. Il s’agit de démontrer au juge saisi l’existence des violences conjugales. Une preuve généralement indiscutable est les certificats médicaux. Les témoignages peuvent également être admis.

Lorsque le dossier constitué ne laisse pas planer l’ombre d’un seul doute, la procédure est assez rapide. Cependant, les mesures prises sont provisoires. Pour assurer durablement votre protection vous devez engager une autre procédure. 

Engager une procédure civile ou pénale 

L’ordonnance de protection est certes efficace pour protéger les enfants des violences conjugales, mais son efficacité est limitée dans le temps. Les mesures prises par le juge des affaire familiales ne sont valables que quatre mois. Ainsi, passé cette période, l’auteur des violences entre partenaires peut regagner le domicile et continuer sa salle besogne.

Pour éviter d’en arriver là il est vivement conseillé de saisir de nouveau le juge des affaires familiales soit dans le cadre d’une procédure de divorce expliquée sur le site Ecodroit, soit dans le cadre d’une requête en fixation du droit de visite et d’hébergement. 

Outre les procédures civiles, il est possible d’engager une procédure pénale. Cette dernière a pour objectif de faire condamner l’auteur des violences conjugales soit devant le tribunal correctionnel, soit devant la cour d’assises. Engager la procédure pénale nécessite cependant de déposer au préalable une plainte au commissariat ou à la gendarmerie.

Dans la plupart des cas le mis en cause est placé en garde en vue. À l’issue de la procédure, si les faits sont avérés, l’auteur des violences peut être placé en détention ou être condamné à une peine assortie d’un sursis de mise à l’épreuve lui interdisant de s’approcher de vous et des enfants. 

Discuter des violences conjugales avec les enfants 

violences conjugales
Sur les plans civil et pénal, il existe plusieurs mesures pour se protéger soi-même ainsi que les enfants des violences conjugales. Expert en la matière, un avocat spécialisé en droit de la famille vous conseillera sur le dispositif le plus adapté à votre situation et vous accompagnera tout au long des procédures engagées afin de garantir la protection de vos enfants. Si mettre ces derniers à l’abri des violences est la priorité, il faut par ailleurs s’assurer qu’ils ne finissent pas traumatisés d’un point de vue psychologique et émotionnel. 

En effet, qu’ils en soient victimes ou témoins, les violences entre partenaires peuvent laisser des séquelles profondes et invisibles chez les enfants, avec un risque majeur d’impacter négativement sur les différents choix qu’ils seront appelés à faire. Cet article est assez édifiant sur le sujet.

C’est la raison pour laquelle il faut éviter d’en faire un sujet tabou. Il est important d’en parler avec ses enfants en trouvant les mots justes pour leur faire comprendre qu’ils ne sont en rien responsables. 

Dans la mesure du possible il est conseillé de rencontrer un professionnel. Il peut être plus évident pour un enfant victime ou témoin de violences conjugales de s’ouvrir à un inconnu.

Par ailleurs, un professionnel est mieux placé pour savoir comment orienter les échanges et amener progressivement vos enfants à briser le silence. Un plus ou moins grand nombre de séances pourra être nécessaire selon le cas pour parvenir à panser les blessures et préserver l’équilibre psychologique de vos enfants. 

Dans de nombreux cas de violences conjugales les enfants ne sont malheureusement pas épargnées. Les séquelles étant très souvent profondes, il faut les protéger le plus tôt par des mesures efficaces. 

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