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Sante et Beaute

Dépression postnatale ou post-partum : définition, cause, symptômes, traitement

Deux ou trois jours après l’accouchement, entre 70 et 80 pour cent des femmes ont des sentiments accrus de sensibilité, de tristesse, de peur, d’anxiété ou de surmenage. Habituellement, le baby blues disparaît en une semaine, mais si ce n’est pas le cas, il se peut que les symptômes associés indiquent en réalité une pathologie plus grave.

Dans certains cas, l’irritabilité et la fatigue souvent ressenties après l’accouchement peuvent être accompagnées de paranoïa, d’impossibilité de dormir, voire même de psychose aiguë.

Certains chercheurs pensent que les changements affectant les taux d’hormones de la femme pendant la grossesse et peu après l’accouchement sont la cause de ce qu’on appelle une dépression postnatale ou post-partum. Le plus souvent, la dépression postnatale survient entre une et trois semaines après l’accouchement.

Il est estimé qu’elle touche 13 pour cent des nouvelles mamans. Aux Etats-Unis, cela correspond à un million de femmes.

Symptômes de la dépression post-partum

Les transformations biologiques suivant l’accouchement affectent toutes les femmes. Pour certaines, cependant, les changements hormonaux peuvent entraîner une dépression.

Les symptômes de la dépression postnatale peuvent inclure :

  • colère
  • irritabilité
  • crises d’angoisse
  • troubles de l’alimentation ou du sommeil
  • envie de pleurer sans raison apparente
  • sentiment de dévalorisation
  • remise en question de sa capacité à être parent
  • pensées suicidaires ou envie de faire du mal au bébé
  • frénésie, psychose aiguë ou paranoïa

Les femmes souffrant des symptômes les plus dangereux associés à la dépression postnatale doivent souvent être hospitalisées pour la protection de leur santé et le bien-être de leur enfant.

Dans quelques cas, la dépression postnatale peut se transformer en une maladie beaucoup plus grave appelée psychose post-partum.

Facteurs de risques

Pendant la grossesse, les taux d’œstrogène et de progestérone de la future maman augmentent de façon spectaculaire pour aider l’utérus à mieux se développer et à soutenir le placenta. Dans les 48 heures après l’accouchement, cependant, le taux de ces deux hormones chute considérablement. Comme ces hormones sont également associées aux neurotransmetteurs qui affectent l’humeur, la déflation hormonale post-partum peut rendre certaines femmes plus susceptibles d’être touchées par la dépression.

Les femmes ayant souffert d’un quelconque type de dépression dans le passé sont plus vulnérables à la dépression postnatale que les autres. Vingt-cinq pour cent des femmes ayant subi une dépression avant leur grossesse développent une dépression post-partum (alors que seulement dix pour cent des femmes n’ayant pas subi de dépression avant leur grossesse en développent une). Cinquante pour cent des femmes qui sont touchées par une dépression postnatale revivent la même chose après un accouchement ultérieur.

Outre le traumatisme de la grossesse et de l’accouchement, les expériences associées à l’éducation des enfants peuvent entraîner une dépression postnatale. La privation du sommeil, qui est extrêmement courante chez les nouvelles mamans, peut exacerber la dépression post-partum à tel point qu’il peut être difficile de dire si la maman en question est au bord des larmes parce qu’elle est fatiguée ou parce qu’elle est au bord de la dépression.

Le stress lié au fait de devenir parent peut également entraîner une isolation sociale et des conflits relationnels qui pourront augmenter la possibilité qu’une femme développe une dépression postnatale. Il est donc important que les nouvelles mamans sollicitent le soutien de leurs ami(e)s et de leur famille pendant cette période extraordinaire, mais néanmoins difficile, de leur vie.

Diagnostic

Si une nouvelle maman pense qu’elle souffre d’une dépression postnatale, elle ou un membre de sa famille doit contacter son médecin ou sa sage-femme immédiatement.

La dépression post-partum est facilement traitable. Cependant, si elle n’est pas traitée, cette maladie peut durer plusieurs mois, voire même des années dans certains cas.

La dépression post-partum est considérée comme une forme majeure de dépression ; il est donc important que les cliniciens écartent tout d’abord d’autres problèmes médicaux pouvant provoquer des symptômes similaires à ceux de la dépression post-partum. Par exemple, l’anémie (une insuffisance en globules rouges) est une complication courante de la grossesse qui peut entraîner de la fatigue et d’autres symptômes de la dépression.

Une autre pathologie qu’il convient de vérifier est l’insuffisance thyroïdienne, car elle contribue également à la baisse de moral et d’énergie. Il est possible de traiter ces deux pathologies très facilement en prenant soit des comprimés enrichis en fer, soit des suppléments hormonaux.

Traitements

Comme pour les autres formes de dépression, il est préférable de traiter la dépression postnatale par des séances de thérapie par le dialogue associées à la prise d’anti-dépresseurs. Cependant, contrairement aux autres types de dépression, il faut s’assurer que les médicaments prescrits sont compatibles avec l’allaitement.

Par ailleurs, la recherche actuelle révèle qu’un traitement à base d’hormones comprenant de l’estradiol (une forme d’œstrogène) peut avoir un effet anti-dépresseur rapide sur les femmes en dépression post-partum. Certaines études sont toujours en cours, mais, jusqu’à présent, les résultats intermédiaires semblent encourageants.

Remarque pour les nouveaux papas

Une étude réalisée en 2010 et publiée dans la revue Journal of the American Medical Association a constaté que 10,4 pour cent des nouveaux papas développaient une dépression paternelle à un certain moment pendant la grossesse de leur conjointe ou pendant la première année de la vie du bébé.

Les chiffres (qui correspondent environ au double de ceux relatifs à la dépression chez les hommes en général) sont plus élevés chez les hommes dont les conjointes sont également en dépression postnatale.

Les symptômes chez les hommes ayant une dépression parentale sont similaires à ceux de la femme et peuvent inclure de la tristesse, de la colère, de l’irritabilité, des changements dans les habitudes de sommeil ou des problèmes d’alimentation et une perte d’intérêt pour des activités qui étaient auparavant considérées agréables.

Les hommes qui présentent ces symptômes doivent contacter leur médecin immédiatement.

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