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Sante et Beaute

Cancer des glandes surrénales : définition, cause, symptômes, traitement

Le cancer des glandes surrénales est une maladie rare qui touche les glandes situées au-dessus de chaque rein. Dans la plupart des cas, il prend naissance dans le cortex surrénalien, c’est-à-dire la partie externe de la glande. Si tu te poses la question parce qu’une imagerie a montré une masse surrénalienne, ou parce que tu veux comprendre la différence entre tumeur bénigne et cancer, le point clé est simple : la taille, l’activité hormonale et l’aspect à l’examen orientent fortement le diagnostic, mais seul un bilan médical complet permet de trancher.

L’essentiel a retenir : Le cancer surrénalien est rare, souvent d’origine corticale, et peut produire des hormones. Une tumeur de plus de 5 cm est plus suspecte, surtout si elle grossit vite ou provoque des symptômes. L’adénome bénin, lui, est le plus souvent petit et silencieux. Le diagnostic repose sur l’imagerie, les analyses hormonales et parfois la chirurgie. Plus le traitement est précoce, meilleures sont les chances de contrôle.

  • Une tumeur surrénalienne n’est pas forcément un cancer.
  • Les tumeurs cancéreuses sont souvent plus grosses et plus actives.
  • Les symptômes peuvent venir d’un excès d’hormones ou de la compression.
  • Le bilan repose sur le sang, les urines et l’imagerie.
  • La chirurgie est le traitement principal quand la tumeur est opérable.
  • Un suivi régulier est indispensable, car une récidive est possible.

Qu’est-ce qu’un cancer des glandes surrénales ?

Les glandes surrénales sont deux petites glandes situées juste au-dessus des reins. Elles fabriquent des hormones essentielles, comme le cortisol, l’aldostérone et certaines hormones sexuelles. Quand des cellules anormales s’y développent, elles peuvent former une tumeur. Si cette tumeur est maligne, on parle de cancer des glandes surrénales, le plus souvent d’un carcinome corticosurrénalien.

Concrètement, ce cancer peut poser deux problèmes différents : il peut sécréter des hormones en excès ou grossir au point de comprimer les organes voisins. C’est ce qui explique la variété des symptômes. Dans la pratique, c’est aussi ce qui rend le diagnostic parfois tardif, car les signes peuvent être discrets au début.

Différence entre adénome bénin et cancer surrénalien

Si tu as découvert une masse sur une imagerie, la première question est souvent : est-ce bénin ou malin ? L’adénome bénin est une tumeur non cancéreuse, généralement petite, souvent inférieure à 5 cm, et fréquemment sans symptôme. Il peut toucher une seule glande, parfois les deux.

Le carcinome corticosurrénalien, lui, est en général plus volumineux, plus agressif et plus suspect lorsqu’il dépasse 5 cm. Cela ne veut pas dire qu’une tumeur de moins de 5 cm est forcément bénigne, mais en pratique la taille, la vitesse de croissance et l’activité hormonale aident beaucoup à orienter le médecin.

Causes

À ce jour, on ne connaît pas la cause exacte du cancer surrénalien. C’est frustrant, mais c’est la réalité médicale : dans la majorité des cas, il n’existe pas d’explication unique ou évidente. On parle plutôt d’une transformation anormale de cellules qui finissent par proliférer.

Ce que cela change pour toi, c’est qu’on ne peut pas toujours “expliquer” pourquoi la maladie est apparue. En revanche, on peut identifier des facteurs de risque et organiser un dépistage ou une surveillance plus attentive chez certaines personnes.

Risques

Certaines maladies génétiques ou syndromes héréditaires augmentent le risque de cancer des glandes surrénales. Dans la pratique, c’est surtout important si plusieurs cancers sont survenus dans la famille, si un diagnostic a été posé très jeune ou si tu as déjà un syndrome connu.

  • le syndrome de Beckwith-Wiedemann (trouble de la croissance dans lequel le corps et les organes revêtent une taille anormale) ;
  • le syndrome de Li-Fraumeni (trouble d’origine génétique constituant une prédisposition aux cancers) ;
  • polypose adénomateuse familiale (il s’agit d’une pathologie congénitale qui se manifeste par la présence de nombreux polypes dans le gros intestin) ;
  • néoplasie endocrinienne multiple (de multiples tumeurs, bénignes ou malignes, dans les glandes productrices d’hormones) ;

Le tabagisme pourrait aussi augmenter le risque, mais les données restent moins solides que pour les syndromes génétiques. Concrètement, si tu fumes et que tu as déjà un terrain à risque, c’est une raison de plus pour en parler avec ton médecin et ne pas minimiser un symptôme inhabituel.

Symptômes

Les symptômes dépendent surtout de deux choses : l’excès d’hormones et la taille de la tumeur. Dans les faits, certaines personnes ne ressentent rien au début, tandis que d’autres développent rapidement des signes hormonaux très visibles.

Chez l’enfant

Chez l’enfant, les signes hormonaux sont souvent plus faciles à repérer, car ils modifient la croissance et la puberté. Si tu es parent et que tu observes des changements inhabituels, il faut consulter sans attendre, surtout si plusieurs signes apparaissent en même temps.

  • croissance capillaire excessive (pubis, aisselles et visage) ;
  • hypertrophie du pénis ;
  • hypertrophie du clitoris ;
  • hypertrophie de la poitrine chez les garçons ;
  • puberté précoce chez les filles.

Chez l’adulte

Chez l’adulte, les signes sont souvent plus trompeurs. Une femme peut remarquer une voix plus grave ou l’apparition d’une pilosité faciale. Un homme peut présenter une sensibilité mammaire ou une légère augmentation du volume de la poitrine si la tumeur augmente les œstrogènes. Dans d’autres cas, les symptômes viennent surtout de la compression des organes voisins.

  • de l’hypertension ;
  • prise de poids.
  • règles irrégulières ;
  • tendance à la formation d’ecchymoses ;
  • dépression ;
  • mictions fréquentes ;
  • crampes musculaires.

En pratique, une combinaison de plusieurs signes est plus parlante qu’un symptôme isolé. Par exemple, une prise de poids avec hypertension, règles irrégulières et ecchymoses faciles mérite un bilan médical, surtout si les symptômes s’installent rapidement.

Diagnostic

Le diagnostic commence toujours par un échange précis sur tes antécédents, tes symptômes et un examen clinique. Ensuite, le médecin demande généralement des analyses de sang et d’urine pour vérifier si la tumeur produit des hormones en excès. C’est une étape clé, car une tumeur surrénalienne “silencieuse” ne se gère pas comme une tumeur sécrétante.

Selon les résultats, d’autres examens peuvent être nécessaires pour mieux caractériser la masse, rechercher une extension ou préparer une intervention.

  • biopsie ;
  • tomodensitogramme ;
  • tomographie par émission de positrons ;
  • imagerie par résonance magnétique (IRM) ;
  • angiographie des glandes surrénaliennes.

Concrètement, le scanner et l’IRM aident à analyser la taille, la forme et les limites de la tumeur. Le PET-scan peut être utile pour rechercher une activité tumorale ailleurs. La biopsie, elle, n’est pas systématique et doit être discutée au cas par cas, car elle n’est pas toujours utile ni sans risque dans les tumeurs surrénaliennes.

Traitement

Le traitement dépend du stade, de la taille de la tumeur, de son caractère opérable et de la présence ou non de métastases. Quand la tumeur peut être retirée, la chirurgie reste le traitement central. Plus le cancer est pris tôt, plus les chances de contrôle sont élevées.

Dans la pratique, le chirurgien choisit la voie d’abord la plus adaptée à la taille de la tumeur et à son extension. L’objectif est de retirer la lésion en sécurité, tout en limitant le risque de dissémination.

  • L’ablation des glandes chirurgicales (ou surrénalectomie) par cœlioscopie est pratiquée par un chirurgien qui effectue de petites incisions dans l’abdomen pour retirer la tumeur à l’aide d’une petite caméra.
  • Une intervention par voie transabdominale implique une grande incision dans l’abdomen, avant le retrait de la tumeur. Le chirurgien examinera les organes environnants afin de repérer tout signe de cancer.
  • La chirurgie postérieure implique une incision dans le dos pour permettre l’ablation.
  • Une intervention thoraco-abdominale sera pratiquée pour procéder à l’ablation d’une tumeur particulièrement grande. Cette opération implique de pratiquer une incision dans l’abdomen et la poitrine.

Quand la chirurgie ne suffit pas

Si la tumeur s’est propagée, ou si elle ne peut pas être retirée complètement, d’autres traitements peuvent être proposés. La radiothérapie et la chimiothérapie peuvent alors aider à contrôler la maladie. Dans certains cas, la cryoablation est envisagée pour détruire des cellules tumorales par le froid lorsque l’ablation chirurgicale est trop risquée.

Le mitotane est aussi utilisé dans certains cancers surrénaliens, notamment aux stades II, III ou IV. Ce médicament réduit la production d’hormones stéroïdes par les glandes surrénales, ce qui peut améliorer les symptômes et participer au contrôle de la maladie. Ce qu’il faut retenir, c’est que le traitement est souvent personnalisé, avec une stratégie combinée plutôt qu’une seule solution unique.

Effets secondaires et compensation hormonale

Si tu prends du mitotane, ton médecin peut prescrire des hormones de substitution. C’est important, car ce médicament peut diminuer la production hormonale naturelle. En pratique, le suivi biologique est indispensable pour ajuster les doses et éviter fatigue, déséquilibre hormonal ou malaise.

Long terme

Le suivi médical est essentiel après le traitement. Le cancer des glandes surrénales peut récidiver, parfois après une période de rémission. C’est pourquoi les consultations de contrôle, les examens d’imagerie et les bilans hormonaux sont souvent planifiés sur la durée.

Si tu as été opéré ou traité médicalement, ne néglige pas les symptômes qui réapparaissent. Une fatigue inhabituelle, une tension qui remonte, des troubles hormonaux ou de nouveaux signes digestifs doivent être signalés rapidement. Dans la pratique, un suivi régulier permet d’agir plus tôt si la maladie revient.

Erreurs fréquentes à éviter

Quand on découvre une tumeur surrénalienne, il y a quelques pièges classiques. Les connaître permet d’éviter de perdre du temps ou de sous-estimer la situation.

  • Penser qu’une tumeur surrénalienne est forcément bénigne.
  • Attendre que les symptômes deviennent importants avant de consulter.
  • Se baser uniquement sur la taille sans regarder l’activité hormonale.
  • Oublier le suivi après traitement, alors que la récidive est possible.
  • Interrompre un traitement hormonal de compensation sans avis médical.

Concrètement, le bon réflexe est de faire évaluer rapidement toute masse surrénalienne par une équipe habituée à ce type de pathologie. Ce que cela change pour toi : un bilan bien conduit évite les fausses sécurités et permet de choisir la bonne stratégie dès le départ.

Quand consulter rapidement ?

Si tu as une masse surrénalienne découverte fortuitement, des signes d’excès hormonal ou une combinaison de symptômes qui évoluent vite, il faut consulter sans tarder. C’est encore plus vrai si tu as un antécédent familial de cancer, un syndrome génétique connu ou un enfant qui présente des signes de puberté précoce.

Dans la majorité des cas, le cancer surrénalien reste rare. Mais quand il est suspecté, mieux vaut ne pas attendre. Une prise en charge précoce change réellement le pronostic et évite de laisser la tumeur grossir ou se propager.

FAQ

Le cancer des glandes surrénales est-il fréquent ?

Non, c’est un cancer rare. Il représente une petite part des tumeurs surrénaliennes. En pratique, la plupart des masses découvertes sont bénignes, mais elles doivent quand même être évaluées.

Quelle différence entre une tumeur bénigne et un cancer surrénalien ?

Une tumeur bénigne, comme l’adénome, n’envahit pas les tissus et reste souvent petite. Le cancer surrénalien est plus agressif, souvent plus volumineux et parfois sécrétant. C’est l’ensemble du bilan qui permet de faire la différence.

Une tumeur de plus de 5 centimètres est-elle forcément un cancer ?

Non, pas forcément. Mais au-delà de 5 cm, le risque de malignité augmente nettement. Le médecin s’appuie alors sur l’imagerie, les hormones et parfois la chirurgie pour confirmer le diagnostic.

Quels sont les premiers symptômes du cancer des glandes surrénales ?

Les premiers signes peuvent être liés à un excès d’hormones ou à la compression des organes. Chez l’enfant, cela peut donner une puberté précoce ou une pilosité excessive. Chez l’adulte, on voit parfois une hypertension, des règles irrégulières ou des changements de voix.

Comment diagnostique-t-on un cancer des glandes surrénales ?

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, les analyses de sang et d’urine, puis l’imagerie. Le scanner et l’IRM sont souvent centraux. Selon les cas, d’autres examens comme le PET-scan ou une biopsie peuvent être proposés.

Le cancer des glandes surrénales se soigne-t-il ?

Oui, surtout s’il est pris tôt. La chirurgie est le traitement principal quand la tumeur est opérable. Si la maladie est plus avancée, d’autres traitements comme la radiothérapie, la chimiothérapie ou le mitotane peuvent être utilisés.

Le mitotane est-il utilisé pour tous les cancers surrénaliens ?

Non, il n’est pas utilisé dans tous les cas. Il est surtout prescrit selon le stade de la maladie et le profil de la tumeur. Ton médecin décide en fonction du bénéfice attendu et du suivi hormonal nécessaire.

Le cancer des glandes surrénales peut-il revenir après traitement ?

Oui, une récidive est possible. C’est pour cela que le suivi médical est indispensable. Les contrôles réguliers permettent de détecter rapidement un retour de la maladie.


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