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Art et Culture

De Monique Serf à Barbara : les débuts de la Dame en noir !

Née Monique Andrée Serf, Barbara est une artiste française, connue pour sa poésie engagée, ses compositions mélodiques et son timbre de voix, source de vives émotions. Après 40 années de carrière, elle a marqué la chanson française avec des titres devenus des classiques, comme « L’Aigle noir » ou encore « Ma plus belle histoire d’amour ». Retour sur les débuts de la célèbre « Dame en noir ».

L’errance de l’enfance de Monique Serf

Née le 9 juin 1930, Monique Serf passe les 8 premières années de sa vie dans le quartier des Batignolles du 17e arrondissement de Paris, avec ses parents, sa grand-mère maternelle et son grand frère Jean. Ensuite, la famille ne cesse de déménager : à Roanne en 1938, puis à Tarbes en 1941.

Désormais à 7, avec l’arrivée de sa sœur Régine et son frère Claude, ils multiplient les déplacements, voire se séparent, pour déjouer les dénonciations aux Nazis des Juifs sous l’Occupation. À la crainte d’être découverte s’ajoute le comportement incestueux de son père, qui se manifeste alors que Barbara n’a que 10 ans et demi. Des viols non dénoncés par le reste de la famille.

À la poursuite de son rêve d’être une « pianiste chantante »

En août 1944, le clan Serf se réunit à Grenoble : Paris est libéré, c’est la fin de la guerre et de la fuite. Monique est emmenée à l’hôpital pour une brûlure, mais les médecins repèrent aussi un kyste sur le petit doigt de la main droite. Après de nombreuses opérations, il perd de la mobilité et ne parvient plus à tenir l’octave sur le piano.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, la famille s’installe dans le 20e arrondissement. Face à sa désillusion de ne plus pouvoir devenir pianiste, ses parents lui offrent des cours de chant à Paris avec Madame Dusséqué. Grâce à elle et ses connexions dans le milieu de la musique, ses espoirs renaissent et elle intègre le Conservatoire de Paris en 1947.

Parallèlement et même sans prof de piano à Paris, la jeune femme apprend à jouer d’instinct sur l’instrument loué par son père, dans le nouvel appartement de la rue Vitruve. En 1948, elle quitte le Conservatoire et devient choriste dans l’opérette « Violettes impériales ». L’année suivante, son père quitte soudainement le foyer familial et avec lui, la location du piano prend fin…

La naissance de Barbara à Charleroi

En février 1950, Monique se rend à Bruxelles auprès d’un cousin : comme il devient violent, elle le quitte deux mois plus tard. Au hasard d’une rencontre, elle rejoint une communauté d’artistes à Charleroi et chante dans des cabarets, sous le nom de Barbara Brodi – en référence à une aïeule ukrainienne nommée Varvara et à sa grand-mère Hava Brodsky.

Après un retour artistiquement infructueux à Paris, Barbara revient à Bruxelles pour y chanter, accompagnée de la pianiste Ethery Rouchadze – auprès de qui elle se perfectionnera sur l’instrument. Mais ce n’est qu’au contact de Claude Sluys et de ses prestations remarquées au Théâtre du Cheval Blanc, à partir de la fin de l’année 1952, que le succès viendra.

La chanteuse de minuit gagne en notoriété et réalise son premier passage télévisé en 1958. À cette époque, sous l’impulsion de son ami Jacques Brel, elle commence à écrire ses premiers textes…

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